
L’ensemble de l’analyse du 18/12/2025 en version écrite se trouve ici
Analyse complète en vidéo (5′ 13) : ici
Présentation en détail atelier par atelier :
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La remontée des données par les écoles volontaires témoigne de 434 résultats d’élèves. Les résultats des élèves de 8, 12 et 13 ans étant peu significatifs car peu nombreux (environ 4.3%), ils ne seront pas analysés spécifiquement. Compte tenu de l’âge des enfants, aucune différenciation n’est établie dans les résultats entre les filles et les garçons.
Atelier 1 – La coordination externe
Il s’agit pour cet atelier de réaliser 5 passages où un ballon est lancé et réceptionné en l’air au-dessus de la tête, puis lancé et réceptionné contre un mur.
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Les données indiquent une moyenne de 3,4 passages réussis et on analyse que ce palier demeure dans une même proportion sur les 3 niveaux d’âge. Le pourcentage d’élèves atteignant les 5 passages réussis diminue d’année en année passant de 40,2 % pour les 9 ans à 34,4% pour les 11 ans, ce qui questionne. De plus, on note une part non négligeable d’élèves ne parvenant pas ou très peu (0 ou 1 répétition) à réaliser l’atelier : environ 18% soit 77 élèves évalués. Ces résultats nous indiquent que l’accent doit être mis dans les apprentissages visant l’amélioration de la lecture de trajectoire et l’anticipation coïncidence. C’est notamment dans les jeux de ballons, de raquettes et de jonglage que les élèves pourront progresser.
Atelier 2 – La coordination interne
Il s’agit pour cet atelier de sauter et se réceptionner dans des zones à 1 ou 2 pieds, alternativement ou simultanément. L’atelier est chronométré.
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Les données indiquent une part importante de réussite rapide dans l’atelier : moins de 10 secondes pour réaliser le parcours pour 51% des élèves. Cependant 55% des élèves de 11 ans montrent des difficultés pour boucler le parcours en moins de 10 secondes, ce qui témoigne de difficultés importantes de coordination pour cet âge. C’est notamment dans les activités d’équilibre et d’appui telles que le SRAV ou les activités athlétiques (multi-bonds par exemple) que ces apprentissages seront les plus progressifs. Des chiffres identiques chez les élèves de 9 ans peuvent d’avantage s’expliquer par l’âge moins avancé.
Atelier 3 – La souplesse
Il s’agit pour cet atelier de mesurer la flexion du rachis thoracique.
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Les données indiquent un état postural satisfaisant pour 95% des élèves. En revanche, l’accroissement constant des élèves obtenant la lettre A (touche tibias) inquiète et peut être le reflet d’une sédentarité installée. Instaurer un rituel en classe sous forme de micro pause active ou en début/fin de séance pour sensibiliser les élèves sur un travail de posture et d’assouplissement dynamique permettra de réduire le nombre d’élèves en difficulté sur ce sujet.
Atelier 4 – L’explosivité / réactivité
Il s’agit de mesurer la vitesse de l’élève sur une distance de 20m.
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Les résultats montrent une part importante d’élèves en dessous des 5 secondes (72%), ce qui au regard de l’épreuve (20m) et des barèmes des évaluations sur 40m en 6e est plutôt positif. En effet, une évaluation sur 20m témoigne davantage de la réactivité et de l’explosivité au démarrage, qu’à la vitesse de course en amplitude. Certains documents d’accompagnement didactiques établissent un barème d’environ 8 secondes sur 40m pour des élèves de CM1 – conf. document EPS 1D de la circonscription de Beaune (21). Il est intéressant de noter que la part des élèves dans la dernière tranche de chrono (5,51 à 8 secondes) diminue chaque année de scolarité : les principes de posture et d’état d’alerte sont sans doute mieux assimilés et l’activité de course rapide est souvent programmée dans les écoles. En revanche, les résultats des quelques 27,5% d’élèves au-dessus de 5 secondes de sprint peuvent être interprétés par rapport à des facteurs de concentration ou de compréhension des attentes, ce qui reste pédagogique, mais également par des éléments de surpoids ou de manque de vélocité liés à la sédentarité. Il est important, au regard de ces résultats de s’intéresser aux activités de résistance ou de force musculaires comme la gymnastique, la danse dans le volet acrobatique ou encore l’escalade.
Atelier 5 – L’endurance cardio pulmonaire
Il s’agit de mesurer la distance que l’élève parcourt en 6 minutes. S’ajoute à cette distance une mention sur l’attitude de course (C/MC/M/A).
Pour accéder à la vidéo d’analyse de l’atelier 5, cliquez ici (durée 1′ 08)
La moyenne des élèves sur 6 minutes est de 984m et ils sont plus de 60%, tous âges confondus à avoir effectué 900m et plus. Les résultats montrent donc qu’une part non négligeable des élèves sont capable de courir à 10km/h et plus pendant 6 minutes. Surtout, si l’on se réfère aux données, seulement 12 élèves sur les 182 ayant parcours 984m et plus, ont à un moment ralenti pour marcher au moins une fois.
Cette donnée nous indique donc que les élèves ont globalement bien géré leur effort et peut s’expliquer par une activité de course longue souvent présente dans les programmation d’école. Malheureusement, on s’aperçoit que le pourcentage d’élèves ayant effectué la plus grande distance diminue avec l’augmentation de l’âge alors que physiologiquement, le corps des élèves devrait leur permettre des performances physiologiques grandissantes sur cette période (ce qui ne serait pas forcément le cas pour des tests d’adresse ou d’équilibre).
Par répercussion, le nombre d’élèves qui finissent par marcher ou même s’arrêter, bien que de faible proportion, questionne inévitablement les capacités cardio-respiratoires de ces élèves. Avec des élèves ne parvenant pas à toucher du doigt ces 10km/h, la programmation d’activités d’endurance comme le demi-fond, la natation, la course d’orientation ou le cyclisme est indispensable.
Pour information, un homme de 60 à 70 ans sera considéré comme ayant une limitation fonctionnelle minime (18%) s’il parcourt une distance inférieure à 580m en marchant durant 6 minutes (530m pour les femmes) : 11% des élèves ont parcouru moins de 750m sur ce test, 5 élèves sont en dessous de ces 580m. ((protocole DRDJSCS BFC)





